Devriez-vous sous-traiter la maintenance ?

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Comme option pour réduire les coûts d’exploitation, les dirigeants peuvent envisager de sous-traiter les travaux d’entretien. Cela peut être une bonne décision, en fonction de nombreux facteurs, y compris la nature de l’entreprise.

La question essentielle qui doit être posée est la suivante : « La maintenance fait-elle partie de mon « cœur de métier » ?

Prenons l’exemple d’un hôpital ou clinique, ses revenus sont générés par la vente de services médicaux, alors que la maintenance consiste en des activités spécialisées telles que, l’entretien des systèmes de ventilation et de climatisation et la réparation de systèmes de diagnostic et de surveillance d’équipements médicaux avancés, pourquoi devrait il essayer de faire la maintenance de ses équipements sans être un spécialiste ?

Cet exemple pourrait être une banque, un ensemble d’usines ou de bureaux, etc.

Cependant, si l’entreprise est une ancienne industrie de transformation où la plupart des travaux d’entretien consiste à des inspections et des réparations sur les machines de production, et leur entretien, faire la maintenance en interne devient tout aussi important pour le « cœur de métier » qu’est la production.

La détermination réelle du cout de la maintenance et son importance, l’évaluation du cout de non fonctionnement sont des données peu appréhendées par les organisations, généralement la question de la maintenance n’étant évoquée que lors des pannes.

La maintenance est divisée en deux parties, la maintenance préventive et la maintenance curative, elles sont interdépendantes jusqu’à une certaine limite.

En effet une bonne maintenance préventive a pour objectif, de préserver le bien entretenu, d’allonger sa durée de vie, de favoriser son fonctionnement optimal, d’assurer la haute disponibilité.

Cependant une bonne coopération et écoute entre le maintenancier et gestionnaire du bien est nécessaire pour que les objectifs soient atteints, en effet une recommandation de remplacement ou mise à niveau non pris en compte peuvent avoir des effets désastreux sur la disponibilité surtout pour les installations critiques, alimentation électrique salles informatique, usines à feu continu, salles d’opération, etc.

Ce n’est pas une tâche simple, surtout pour les “arrêts suite pannes, l’accent devrait être mis sur la cause première et non sur les effets immédiats.

Dans un partenariat sain, des efforts devraient être consacrés à la résolution de problèmes afin d’éliminer la cause profonde des événements d’indisponibilité

La maintenance est un poste de dépenses généralement négligé alors que les conséquences de certaines décisions, notamment d’économie la concernant peuvent provoquer des conséquences sérieuses.

Les performances globales d’exploitation, de production voir de sécurité sont souvent liés, même indirectement aux performances de maintenance.

Recommandations

1-bien définir les objectifs de la maintenance

2- bien définir les couts de la maintenance (préventive et curative), notamment lors de l’établissement des budgets en factorisant les couts de temps d’arrêts à cause d’indisponibilité

3-bien définir les limites de responsabilités

4-mettre en place s’il y a lieu un plan de continuité selon la criticité de l’exploitation

5-instaurer un cadre de dialogue actif avec le ou les prestataires en maintenance afin de réduire les risques, ou causes possibles d’événements d’indisponibilité

Bonus : Ne faut-il pas inclure les couts de maintenance dans les évaluations d’investissement ?

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